
Salut p'tite sirène,
D'enduits en peinture, de cloisons en meubles, ton nid douillet s'améliore. Bien sûr ça a un peu grignoté mes contributions à ce blog, mais ta maman contribue pour deux autant sur le plan qualitatif que quantitatif.
Bref, nous voilà au bout des travaux dont j'avoue que le meilleur moment a été ta chambre. Après avoir peint, repeint, retouché, reretouché, rereretouché (oui j'ai eu quelques problèmes de peinture), aménagé, monté les meubles, j'ai pu contempler l'oeuvre (tel le batisseur face à la pyramide... Et la métaphore rend à peine compte de ma fierté !). Et là, il faut passer le dernier coup d'aspirateur (comme quoi des pyramides à Rowenta, il n'y a qu'un pas). Bien sûr comme tout un chacun, à part peut être les masochistes domestiques, je ne me mets pas en joie au moment de passer l'aspiro, mais là je me suis surpris moi-même. Une espèce de sourire béat au visage, je nettoyais en pensant à ces moments où tu joueras dans cette pièce, à ceux où, au coeur de la nuit, nous viendrons apaiser tes larmes, aux dessins que tu feras immanquablement sur ma Dulux Valentine à effet semi satiné à 30 000 euros le pot, aux posters de chanteurs à minette que tu afficheras et enfin au noir que tu choisiras pour la repeindre quand tu auras 15 ans pour exprimer ta rebellion contre le système capitalisto-anarcho-despotique que constituent tes deux parents t'interdisant d'avoir un scooter. Ah oui, au fait, pour le scooter, c'est non (vous avez vu ça ? quelle autorité de père ! Je m'entraîne...).
Ainsi, me voilà tout sourire en train de passer l'aspirateur, j'ai réessayé plus tard avant que tata Claire et tonton Xavier n'arrivent, ça marchait plus. Mince alors...
Papa